Chers membres du Comité de Patronage,
Je vous remercie d’avoir accepté notre proposition de patronage. La qualité de ceux que ce comité réunit est à elle seule un témoignage de la présence effective de cet auteur parmi nous cent ans après son décès. Nous ne sommes pas seuls. Notre sentiment est amplement partagé. C’est une raison de nous engager collectivement. La liste complète arrêtée à 36 membres est jointe à cette lettre.
L’actualité de cet été a été marquée par un hommage publié par « le Figaro-magazine » du 11 Août, signé de notre membre, l’écrivain Jean-Louis Thiériot, député à l’Assemblée Nationale : « Maurice Barrès, le héraut de l’Union Sacrée ». Nous lui adressons notre soutien dans les critiques que son texte lui a values. Au numéro suivant, Sébastien Lapaque, dans un hommage à Aragon, a rappelé la dette de celui-ci à l’égard de Barrès.
J’ai, au hasard des radios, entendu plusieurs fois des citations de Barrès dont celle sur les funérailles de Hugo (extraits de « l’Appel du Soldat ») dans une série d’émissions consacrées à Hugo sur « France-Culture », ainsi que des extraits consacrés à Metz dans une émission de « France-Bleue » en Lorraine.
Pour ceux qui n’ont pas encore lu la biographie d’Emmanuel Godo (« Maurice Barrès. Le grand inconnu », Tallandier), ils apprécieront le long entretien qu’il a accordé à Guillaume Narguet sur PHILITT le 4 septembre : « Barrès est un nationaliste cosmopolite qui sait d’où il vient ».
Catherine Distinguin a consacré à Barrès son émission de « Français, mon beau souci » avec notre membre, le professeur Robert Kopp, le lundi 11 septembre sur « Radio-Courtoisie ». Elle m’a également permis d’intervenir pour annoncer la création de notre société.
L’ancien Premier Ministre Edouard Philippe, dans un entretien au journal « Le Monde » daté du 15 septembre, à l’occasion de la sortie de son livre les « lieux qui disent » (Jean-Pierre Lattés), s’est défendu d’avoir écrit : « rien de plus barrésien qu’un élu local ». Interrogé sur l’affaire Dreyfus, il répond : « La figure de Barrès est complexe et je n’aime pas ceux qui la réprouvent d’emblée, sans même la connaître
15 septembre encore : le lancement par le président à Semur-sur-Auxois d’une campagne de protection des édifices religieux dans les communes de moins de 10 000 habitants fait directement écho à la campagne de Maurice Barrès entre 1910 et 1914, textes rassemblés dans « la grande pitié des églises de France » (édition des presses universitaires du Septentrion, présenté par Michel Leymarie et Michela Passini, 2012).
Tous les membres seront conviés à une réunion générale qui se tiendra à Paris le 4 décembre prochain.
Afin de préparer cette rencontre, vous êtes invités à me faire part des sujets que vous souhaiteriez voir abordés ou aborder vous-même. A la suite de vos suggestions, nous arrêterons le programme des interventions.
Parmi les idées déjà avancées, une pétition publique pour l’entrée de l’œuvre littéraire de Maurice Barrès dans la bibliothèque de la Pléiade.
Une manifestation sera également programmée dans sa ville natale de Charmes (Vosges) avec le soutien des membres liés à la Lorraine.
La municipalité de Nancy nous a informé qu’elle réfléchissait aux modalités de la commémoration dans la cité lorraine et qu’elle y associerait « le cas échéant » notre société.
Une page a été ouverte au nom de la société sur Facebook.
La campagne d’adhésions est ouverte à l’adresse du siège au Plessis-Robinson, avec versement au nom de M. Frédéric Aimard en attendant l’ouverture d’un compte dédié.
Une première livraison 2024 d’une revue annuelle consacrée à Maurice Barrès sera élaborée par le comité scientifique de notre société sous la direction du professeur Olivier Dard. Le titre de cette revue, ses modalités et les thèmes à privilégier seront proposés à votre discussion lors de notre réunion de décembre ou par courriel à mon intention d’ici là.
Bien cordialement vôtre
Dominique DECHERF
Ancien ambassadeur de France

