Conférence de M. Emmanuel Godo,
Professeur de littérature au lycée Henri-‐IV,
Auteur de Maurice Barrès, le grand inconnu (Tallandier, 2023)
Monsieur le Président, mesdames et messieurs, chers amis,
nous qui sommes réunis ce soir par l’amour commun que nous portons à l’œuvre de Maurice Barrès, même si nous ne nous connaissons pas ou peu, nous savons que nous sommes liés par un sentiment très délicat, complexe et néanmoins très fort. Nous avons, pourrions-‐nous dire, un ami commun. Et quel ami ! l’un des plus grands écrivains de notre langue, que le présent paresseux se plaît à réduire à trois étiquettes commodes pour s’éviter de le lire. Et sans doute pour s’éviter de se lire à travers lui. D’être débusquée dans son incurable petitesse. Barrès est un ami en somme qu’il nous faut, encore et toujours, défendre contre les goujats, contre les barbares qui, aujourd’hui comme hier, ont la prudhommie ronflante de certitudes. Barrès le savait bien, il nous avait prévenus et nous sommes, vous et moi, prêts à relever ce défi : maintenir la flamme barrésienne, son infatigable quête d’énergie, contre les tiédeurs et les conformismes de la bien-‐pensance, cet éteignoir des enthousiasmes.
Aussi ne perdrai-‐je pas de temps à rappeler les vertus de notre ami commun : vous les connaissez autant que moi, vous qui aimez le lire, qui puisez dans son œuvre les ressorts de ce qui lui-‐même nommait le sursum corda. C’est-‐à-‐dire de quoi nourrir notre âme et de nous faire de l’existence une vision haute et juste. Aussi haute que juste. Je me contenterai ce soir de redire quelle place occupe, dans sa vie, sa pensée et son œuvre, politique et littéraire, la notion si vivante d’amitié. Car tout est conçu, chez lui, pour se transformer en action, en attention combative, en force pour nous faire grandir. Rarement un écrivain aura eu autant que Barrès le souci de son lecteur, sans surplomb, sans chercher à exercer sur lui un magistère écrasant, toujours, au contraire, à hauteur d’homme.
Les maîtres mots de sa pensée politique n’ont jamais rien de systématique ou de fermé : ce sont des mots que chacun peut prendre dans son destin comme dit le poète.
L’un est très beau, il se nomme biographie. J’aurais pu lui consacrer cette causerie1. C’est avec lui que Taine, dans Les Déracinés, éveille Rœmerspacher à la leçon muette du platane des Invalides : « Sentez-‐vous sa biographie ? Je la distingue dans son ensemble puissant et dans chacun de ses détails qui s’engendrent. Cet arbre est l’image expressive d’une belle existence. Il ignore l’immobilité. Sa jeune force créatrice dès le début lui fixait sa destinée, et sans cesse elle se meut en lui »2. Le rapport à la nation est toujours chez Barrès un rapport personnel, une histoire singulière, Daniel Rondeau en témoigne magnifiquement dans son dernier livre, Ma Champagne, mon pays3. Et celui qui vous parle ce soir sait, comme chacun d’entre vous, d’où il vient, quel est son paysage fondateur – en l’occurrence, pour moi, le Vexin français, le village de Chaumont-‐en-‐Vexin où dorment de leur repos éternel mon père et ma mère.
Barrès s’est toujours méfié des grands mots, des idéalités qui gomment, dans leur universalité tapageuse, ce qu’il y a de personnel et de biographique, d’infalsifiable pourrait-‐on dire, dans les trajectoires qui nous conduisent à nous reconnaître français. C’est toujours par des acheminements uniques que nous pouvons nous dire appartenir à ce pays, la France, par des drames irréductibles, des patiences et des conquêtes intérieures dont nous sommes, chacun, le nom et le visage.
Il ne serait pas abusif d’affirmer que l’amitié est le substantif qui résume le mieux le projet de Barrès. Dans Les Amitiés françaises, en 1903, il prend soin de distinguer l’amitié de la solidarité ou de l’affinité, la solidarité qui est l’une des formes de la charité chrétienne, l’affinité une forme de « déterminisme psychologique » qui nous rapproche de nos semblables. Mais l’amitié se situe, elle, à la croisée de la tendresse et du respect : « Entre un jeune Lorrain conscient et sa vallée de la Moselle (pays chargé de la plus incontestable noblesse historique) il y a autre chose qu’une solidarité, autre chose qu’une affinité : il y a une AMITIÉ »4.
Quand on éprouve de l’amitié pour un paysage ou un pays, on est plus enclin à en prendre soin, à ne pas le détruire, en fausser l’esprit. « Comme on dit quelque fois qu’il y a de l’amitié entre le fer et l’aimant, on peut supposer, d’une manière analogue, une amitié entre un homme aimanté (par son éducation) et le sol, la classe de ses pères »5. Cette amitié pour l’héritage, le legs des siècles, la tradition, l’histoire est une boussole pour orienter l’enfant ou le jeune homme dans sa construction – Barrès s’adresse dans Les Amitiés françaises à son fils Philippe : « Viens donc, Philippe, sur la vie, comme nous avons fait tous. Les plus sûres amitiés guident tes pas et sur tes yeux mettent d’abord leurs douces mains »6. Ces sûres amitiés, ce sont celles des paysages français, des grandes figures de l’histoire, des écrivains présentés non comme des autorités intimidantes mais bien comme des compagnons, des guides comme Virgile en est un pour Dante sur les chemins de la vie spirituelle. Comme Montaigne, Rabelais, Pascal, Chateaubriand, Bossuet, tant d’autres sont prêts à l’être, pourvu qu’on se souvienne qu’ils existent.
L’amitié, Barrès l’a pratiquée aussi en politique, c’est la leçon qu’il tire de la guerre de 14-‐18 et de l’Union sacrée. Je cite dans mon livre Barrès, le grand inconnu7, cette anecdote : en octobre 1914, dans L’Écho de Paris, Barrès interpelle le maire du premier arrondissement, Léopold Goirand, au sujet des « enfants qui vont pieds nus ». On refuse à des mères dont le mari est à la guerre de donner des chaussures à leurs enfants au prétexte qu’ils vont à l’école libre et non à l’école laïque. Barrès et Goirand sont adversaires politiques mais le mot d’adversaire ne tient plus devant le malheur de ces enfants. Le temps n’est plus aux querelles d’avant la guerre : « Nous sommes des Français, écrit Barrès. Nous sommes des amis. Et si je porte la question en plein air, ce n’est pas dans un esprit de polémique »8. Cette phrase est extraordinaire. Nous sommes des Français, nous sommes des amis : c’est un principe qui le guide en politique, même au plus fort des combats – je cite pour mémoire son rapport à Blum ou Jaurès et cette note, moins connue, de Scènes et doctrines du nationalisme, en 1902 ; alors que l’Affaire Dreyfus est loin d’être terminée, Barrès dessine déjà la perspective d’un dépassement du conflit : « Eh ! je le sais bien qu’il faudrait incorporer dreyfusisme et antidreyfusisme dans un type supérieur ; qu’il faudrait sauver ce qu’il y a de chevaleresque français chez le dreyfusien de bonne foi ; qu’il faudrait systématiser cette double tendance, et puis coordonner, s’il est possible, ces éléments d’abord contradictoires dans un idéal commun ! »9.
C’est à ce prisme de la réconciliation et de l’amitié que Barrès lit la Grande Guerre : « La France, un instant, s’est révélée comme une grande amitié » note-‐t-‐il dans ses Cahiers. L’Union sacrée rend possible ce qu’il nomme « l’amitié des tranchées », titre du quatrième volume de L’Âme française et la guerre en 1916. Cette amitié va au-‐delà de la camaraderie ou de la solidarité, là encore. Comme il l’écrit dans un article du 31 mars 1915 : « L’amitié des tranchées doit survivre à la guerre »10.
Aux yeux de Barrès Les diverses familles spirituelles de la France, en 1917, ont justement pour but de permettre à l’amitié des tranchées de devenir le paradigme de la nation renouvelée dans ses liens qui sortira de la guerre. L’ouvrage met à l’honneur ce sentiment comme la quintessence même de la politique : « L’armée est pleine d’amitiés, pleine de petits groupes de deux soldats, de quatre, ou davantage, qui ne se quittent jamais » 11: amitiés de pays, d’habitude ou d’attraction, elles ne s’établissent pas sur des idées ou des théories. Barrès ne sait que trop, c’est sa conviction depuis toujours, qu’une nation ne peut être régie par des abstractions mais par des liens affectifs : « Nous sommes des familles diverses, mais alliées, parentes, où circule un même sang, et souvent, nous avons dans l’âme, à notre insu, ce que nous contredisons dans les âmes voisines ».12
Cette amitié, Barrès n’a cessé de l’exercer et de lui donner corps en accompagnant le « départ pour la vie » d’un nombre considérable de jeunes gens, de Garabed l’Arménien à Ernest Psichari, de Pierre Bucher à Jean de Tinan ou François Mauriac. Un pays, dit-‐il, a besoin d’intercesseurs, de médiateurs entre l’individu et la communauté nationale. Ce sont des « sublimes éducateurs » comme il les nomme dans un article de La Cocarde13. Lui-‐même, dans Un homme libre, a dit l’importance, pour une jeune conscience, de ces intercesseurs – Benjamin Constant, Sainte-‐Beuve, Ignace de Loyola – comme des adjuvants maïeutiques rendant possible la naissance de ce dieu intérieur, le moi, capable de créer l’univers. Ces intercesseurs sont des princes ou des saints, « des hommes qui ont réuni un plus grand nombre de sensations que le commun des êtres »14.
Barrès a assumé, toute sa vie, de jouer ce rôle, de prince de la jeunesse, de professeur d’énergie. Sans jamais attendre quoi que ce soi en retour. Avec une générosité rare. Et une connaissance intime des pièges qui guettent le jeune homme dans son acheminement. Je cite l’article du 21 mars 1910 à propos des Mains jointes le recueil de poèmes de Mauriac : « Qu’adviendra-‐t-‐il de la charmante source ? On ne goûte rien que de pur dans ses premiers bouillonnements. Quand elle va courir loin de l’ombre qui la protège, elle reflètera beaucoup de visages et subira plus d’un mélange. L’adolescent perdra son âge aimable et sûr de plaire. Saura-‐t-‐il mûrir ? C’est là le grand problème. « Mûrir, mûrir ! » disait Sainte-‐Beuve, « on durcit à certaines places, on pourrit à d’autres : on ne mûrit pas… » Quelle affreuse boutade mais dont l’expérience de la vie, trop souvent, justifie la cruauté ! Il faut quitter d’un pas assuré notre jeunesse et trouver mieux. Ce n’est pas bien malin d’être une merveille à vingt ans ! Le difficile est de se prêter au perfectionnement de la vie et de s’enrichir d’elle à mesure qu’elle nous arrache ses premiers dons »15.
En écrivant ces lignes, Barrès se souvient sans doute de sa première grande amitié – celle de Stanislas de Guaita, mort en 1898, à 36 ans. Ce qu’a pu être cette amitié, nous en avons une idée précise dans le portrait si beau et si mélancolique que Barrès brosse de son ami défunt dans Amori et dolori sacrum, en 1903, évoquant leur rencontre au lycée de Nancy : « Dans une règle monotone, parmi des camaraderies qui fournissent peu et un enseignement qui éveille sans exciter […] quel noble compagnon, éblouissant de loyauté et de dons imaginatifs ! Nous le vîmes plus tard corpulent, un peu cérémonieux, avec un regard autoritaire ; c’était alors le plus aimable des enfants, ivre de sympathie pour tous les êtres et pour la vie, d’une mobilité incroyable, de taille moyenne, avec un teint et des cheveux de blond, avec des mains remarquables de beauté. Dès 1878, je ne suis plus seul dans l’univers ; mon ami et ses maîtres s’installent dans mon isolement qu’ils ennoblissent. Telle est l’origine du sentiment qui me liait à Stanislas de Guaita, lequel vient de mourir, âgé de trente-‐six ans. Nous nous sommes aimés et nous avons agi l’un sur l’autre dans l’âge où l’on fait ses premiers choix libres »16. Mon ami et ses maîtres – les génies de la prose et de la poésie, Gautier, Baudelaire, Flaubert, la légendaire chambre aux deux cents poètes : « Voilà, conclut Barrès, le temps d’où je date ma naissance »17. Un ami n’est pas seulement un autre soi-‐même mais quelqu’un qui nous aide à naître.
Nous qui sommes lecteurs de Barrès, amateurs d’âme et d’idéologie passionnée, nous savons d’expérience quel puissant adjuvant constitue la lecture d’un tel auteur. Nous y puisons une énergie et une confiance sans pareilles. Barrès ne nous demande jamais de nous enrégimenter à quelque doctrine que ce soit. Il nous veut des hommes libres, soit ce qu’il y a de plus exigeant dans un monde qui a une peur panique de la singularité et surtout de l’autonomie des individus. « L’éducation de l’âme, c’est la grande affaire qui m’a préoccupé et attiré toute ma vie » écrit Barrès dans Une Enquête aux pays du Levant en 1923. En écrivant cette phrase, Barrès établit un lien avec Un homme libre et formule de façon synthétique le sens de toute son œuvre : « Il s’agit pour chacun de nous qu’il trouve en soi la source cachée de l’enthousiasme. Il s’agit que chacun devienne lui-‐même à la plus haute puissance ». Puisse ce projet ambitieux animer les travaux de notre Société de lecteurs18.
Nous qui vivons dans un pays et un monde qui vont mal, nous savons de quelles ressources la pensée et l’œuvre de Barrès sont porteuses. L’amitié fait défaut à notre présent. On connaît le mot de Marcel Jouhandeau : « Une époque médiocre se devait de rejeter Barrès et, vu le mauvais chemin où s’engage l’humanité je doute fort qu’on revienne à lui jamais ».19 Je souhaite, de tout cœur, que notre Société de lecteurs fasse mentir ou aide, du moins, à faire mentir cette sombre prophétie. En tout cas, l’œuvre de Barrès n’est pas de nature à se laisser impressionner par les défis politiques et spirituels. Elle a été façonnée pour sortir ceux qui la lisent et la méditent des disettes morales les plus vertigineuses. Barrès à propos de la fresque de Delacroix « la Lutte de Jacob avec l’ange » à Saint-‐Sulpice, non loin d’ici, nous a confié le secret du rapport que nous pouvons entretenir avec les grandes œuvres : « Nous n’exagérons jamais en prêtant un sens illimité aux œuvres des génies »20.
Je terminerai cette réflexion sur l’amitié en reprenant les mots par lesquels Barrès ouvre sa conférence, « L’Angoisse de Pascal », les 3 et 8 mars 1909 à l’Université des Annales : « Il y a certains auteurs, Corneille et Pascal, au premier rang, que nous étudions non pas seulement pour nous y plaire, mais pour devenir meilleurs. Cela tient à la grandeur de leur âme ».21
Nous savons, vous et moi, quelle fut la grandeur d’âme de Barrès.
Grandeur d’âme intacte, communicative, l’enchanteur nous en lègue des fragments dès que nous ouvrons l’un de ses livres. Vous reconnaîtrez la page, elle est fameuse entre toutes :
« -‐ Je suis, dit la prairie, l’esprit de la terre et des ancêtres les plus lointains, la liberté, l’inspiration.
Et la chapelle répond :
-‐ Je suis la règle, l’autorité, le lien ; je suis un corps de pensées fixes et la cité ordonnée des âmes.
-‐ J’agiterai ton âme, continue la prairie. Ceux qui viennent me respirer se mettent à poser des questions. Le laboureur monte ici de la plaine, le jour qu’il est de loisir et qu’il désire contempler. Un instinct me l’amène. Je suis un lieu primitif, une source éternelle.
Mais la chapelle nous dit :
-‐ Visiteurs de la prairie, apportez-‐moi vos rêves pour que je les épure, vos élans pour que je les oriente. C’est moi que vous cherchez, que vous voulez à votre insu. Qu’éprouvez-‐vous ? Le désir, la nostalgie de mon abri. Je prolonge la prairie, même quand elle me nie. J’ai été construite, à force d’y avoir été rêvée. Qui que tu sois, il n’est en toi rien d’excellent qui t’empêche d’accepter mon secours. Je t’accorderai avec la vie. Ta liberté, dis-‐tu ? Mais comment ma direction pourrait-‐elle ne pas te satisfaire ? Nous avons été préparés, toi et moi, par tes pères. Comme toi, je les incarne. Je suis la pierre qui dure, l’expérience des siècles, le dépôt du trésor de ta race. Maison de ton enfance et de tes parents, je suis conforme à tes tendances profondes, à celles-‐là même que tu ignores, et c’est ici que tu trouveras, pour chacune des circonstances de ta vie, le verbe mystérieux, élaboré pour toi quand tu n’étais pas. Viens à moi si tu veux trouver la pierre de solidité, la dalle où asseoir tes jours et inscrire ton épitaphe.
Éternel dialogue de ces deux puissances ! À laquelle obéir ? Et faut-‐il donc choisir entre elles ? Ah ! plutôt qu’elles puissent, ces deux forces antagonistes, s’éprouver éternellement, ne jamais se vaincre et s’amplifier par leur lutte même ! Elles ne sauraient se passer l’une de l’autre. Qu’est-‐ce qu’un enthousiasme qui demeure une fantaisie individuelle ? Qu’est-‐ce qu’un ordre qu’aucun enthousiasme ne vient plus animer ? L’église est née de la prairie, et s’en nourrit perpétuellement, – pour nous en sauver. »22
Sous le signe de ce dialogue, de cette amitié dialoguante entre deux forces contraires, je souhaite longue et fructueuse vie à cette Société des lecteurs de Maurice Barrès.
Je vous remercie.

- « Nationalisme, régionalisme trop souvent demeurent des théories. Je les ferai sentir non point comme des doctrines, mais comme des biographies, nos biographies à nous tous Français », Scènes et doctrines du nationalisme, 1902, in L’Œuvre de Maurice Barrès, tome V, Au Club de l’Honnête Homme, 1966, p.24. ↩︎
- Maurice Barrès, Les Déracinés, tome III, ibid. p.152. ↩︎
- Daniel Rondeau, Ma Champagne, mon pays, éditions des équateurs, 2023. Quoi de plus barrésien que l’incipit de ce livre ? « Par la terre et le sang, je suis Champenois de nation, comme disait dom Mabillon » (p.11). ↩︎
- Maurice Barrès, Les Amitiés françaises, tome V, ibid., p. 480. ↩︎
- Maurice Barrès, Les Amitiés françaises, tome V, ibid., p. 480 ↩︎
- Maurice Barrès, Les Amitiés françaises, tome V, ibid., p.564 ↩︎
- Emmanuel Godo, Barrès, le grand inconnu, Tallandier, 2023 ↩︎
- Maurice Barrès, « Pour les enfants qui vont pieds nus », L’Écho de Paris, 23 octobre 1914. ↩︎
- Maurice Barrès, Scènes et doctrines du nationalisme, tome V, op.cit., p. 24. ↩︎
- Maurice Barrès, L’Âme française et la guerre, tome IV, L’Amitié des tranchées, Émile-‐Paul, 1916, p.122. ↩︎
- Maurice Barrès, Les Diverses familles spirituelles de la France, tome VIII, op.cit., p.329. ↩︎
- Maurice Barrès, Les Diverses familles spirituelles de la France, tome VIII, ibid., p.376. ↩︎
- Maurice Barrès, La Cocarde, sans date précisée, in Henri Clouard, La « Cocarde » de Barrès, Nouvelle librairie nationale, 1910, p. 74. ↩︎
- Maurice Barrès, Un homme libre, tome I, op.cit., p.182. ↩︎
- Maurice Barrès, cité par François Mauriac, La Rencontre avec Barrès, La Table ronde, « Le Choix », 1945, p.88. ↩︎
- Maurice Barrès, Amori et dolori sacrum, tome VII, op.cit., p.61. ↩︎
- Maurice Barrès, Amori et dolori sacrum, tome VII, ibid., p.62. ↩︎
- Maurice Barrès, Une enquête aux pays du Levant, tome XI, ibid., p.106. ↩︎
- Cité par Jean-‐Marie Domenach, Barrès par lui-‐même, Seuil, « Écrivains de toujours », 1954, p.181. ↩︎
- Maurice Barrès, Le Mystère en pleine lumière, tome XII, op.cit., p.233. ↩︎
- Maurice Barrès, Les Maîtres, tome XII, ibid., p. 54. ↩︎

